Je me souviens… de mon premier couvige.

En cet automne 2020, année particulière marquée par une pandémie, des marchés annulés, des couviges reportés ou annulés, je me faisais un plaisir à l’idée de reprendre le chemin de mon club de dentelle, revoir les copines que je n’ai pas vues depuis de longs mois. Je me préparais pour le couvige de Blavozy, belle manifestation au cours de laquelle j’allais pouvoir revoir pas mal d’entre vous, discuter, rire, échanger, parler fils et dentelle. Chouette !

Et puis non, patatra, un premier message de mon club de dentelle qui nous précise qu’en raison de la dégradation de la situation sanitaire nos premiers cours sont reportés au mois de novembre… si les choses s’arrangent d’ici là. Et puis un autre message, le couvige de Blavozy est annulé pour cette année. L’année prochaine peut-être, si tout va bien. Si les choses vont mieux.

Dommage, dommage. Alors je me suis souvenue. Je me suis remémorée mon premier couvige (il y a 20 ans !). Ma prof de dentelle qui me demande si je veux aller avec le groupe à un « couvige ». Un quoi ? Qu’est-ce que c’est ? Mais devant l’excitation des copines, je commence à soupçonner quelque chose de très intéressant. Du coup, sans trop savoir où je m’embarque, j’accepte avec enthousiasme.

Et là, quelle découverte ! Un vrai plan de bataille bien réglé : pour une journée, on laisse tout : la maison, le boulot, le mari, les gosses, les repas à préparer, le ménage et tout le reste. On s’en va avec les copines, on part pour un « couvige » !

Waouh! Rendez-vous à 6h du matin sur le parking devant le club, chacune a ses affaires, de quoi boire et manger. On se répartit dans les voitures, mais quelle aventure ! Je fais connaissance avec des dentelières des autres groupes qui savent manifestement très bien ce qui nous attend. Nous prenons la route, discutons, refaisons le monde. Pause café, sur « l’aire café ». Manifestement, j’ai affaire à une belle troupe d’habituées qui sait bien s’organiser. Le convoi des voitures s’arrête, pause café dans la joie et l’allégresse. Chacune y va de son café, de son thé, son gâteau, ses biscuits. Un beau moment de partage, de rires, de bonne humeur. Et oui! On a tout lâché pour la journée et on va à un couvige.

Reprise de la route, quelques demi-tours (on n’a pas encore de GPS ni de smartphones à l’époque). Chacune y va de son conseil de direction, on lit les panneaux, on se trompe, on rit et on finit par arriver.

Le stand de Thérèse Chambaret au couvige d’Auxerre, 2019.

Et là, je découvre ce qu’est un couvige. Mais quelle magnifique journée ! J’en prends plein les yeux, je comprends pourquoi la question du « budget » était aussi importante. Il y a des marchands ! On fait de la dentelle, on va déambuler dans les allées, on admire, on prend en photo, on discute, on échange, on revient faire de la dentelle. Bref, c’est une journée fantastique pendant laquelle on se vide la tête des petits soucis du quotidien. On revient le soir, contente, des étoiles dans les yeux. On a passé une journée inoubliable, on a vécu de véritables moments de complicité et d’amitié, on a regonflé ses batteries, on se sent bien.

Le carreau de Nicole au couvige de Beaumont-lès-Valence en 2019.

Des couviges, il y en a eu. Il y en a eu beaucoup. Toujours avec le même bonheur, la même joie d’être dans ce monde de la dentelle, les mêmes beaux moments de retrouvailles. Des amitiés anciennes, nouvelles, des échanges et des rencontres. Alors aujourd’hui, j’espère vraiment que nous aurons l’occasion de nous revoir très bientôt, de pouvoir partager de bons moments, échanger, prendre de belles photos, discuter.

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle semaine,

Sandrine

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